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Voici une nouvelle critique de comics, et accrochez-vous bien, car pour moi, il s’agit de l’une de mes deux meilleures lectures de cette année pour le moment (l’autre étant Lazarus, et dont la critique arrivera bientôt). Il s’agit de Descender, avec un scénario mêlant SF space opera et SF robotique, bref le combo gagnant. Ce comics m’aura séduit aussi bien par un scénario pêchu que sur l’aspect visuel très bien réalisé, alors voyons ensemble ce que cela donne dans le détail.

La forme :

Pour la forme, tout comme pour Black Science, c’est Urban Comics qui édite et donc l’apparence générale reste toujours aussi soignée. Une couverture rigide, une image de Tim-21, l’un des protagonistes de l’histoire, si ce n’est le personnage central et le sous-titre de ce premier volet : Étoiles de métal. La seule différence notable avec certaines autres productions d’Urban est la taille, avec un format un peu plus grand que pour Black Science.

Cela pourrait le rendre un peu moins compact, et donc plus compliqué à transporter, mais la compensation du confort visuel que cela apporte est non négligeable. En effet, Descender est surtout un comics qui s’apprécie visuellement, et vous allez pouvoir le constater par la suite.

Le fond (SPOILERS) :

Commençons par un rapide résumé de ce qui va se passer pendant ce premier tome. Tout commence par le réveil du Dr Quon sur la planète Niyrata, célèbre créateur de robots, avec l’attaque de cette dernière par des engins inconnus et qui ressembles fortement à des robots géants naviguant dans l’espace. 10 ans plus tard, on suit le réveil d’un jeune garçon-robot nommé Tim-21, dans une base spatiale désertée de toute forme vivante. Il y retrouve son chien robot, ainsi qu’un ami robot, et une ribambelle de cadavres humains.

Aussitôt qu’il s’est réveillé, plusieurs personnes à deux endroits distincts de la galaxie capte le signal émis par le jeune robot et remarquent que Tim-21 a le même codex de programmation que les robots qui les avaient attaqués 10 ans plus tôt. Deux équipages partent à sa recherche, l’un mené par des pirates engagés par le leader de la planète Gnish (ennemies du conglomérat galactique), l’autre dirigé par le Capitaine Tesla (fille de l’un des leaders du conglomérat) et le Dr Quon. Les deux factions arrivent en même temps, se battent, mais ce sont les mercenaires qui gagnent. L’équipe de Tesla se retrouve donc prisonnière sur la planète Gnish pendant que le Dr Quon est torturé afin de révéler pourquoi Tim-21, sa création, comporte la même origine que les robots qui ont semé la destruction dans tout l’univers 10 ans plus tôt. Sauf que ce dernier se révèle être un imposteur et avoir volé cette technologie, qui aura fait sa notoriété, à une espèce disparue.

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J’ai bien évidemment sauté quelques péripéties afin de spoiler au minimum, mais le gros de l’intrigue est là. Autant dire que c’est de la SF comme je les aime qui se déroule tout au long des 160 pages de ce premier tome. Le suspense est vraiment là, les personnages de Quon et Tesla sont intéressants, et Tim-21 laisse planer le doute sur de nombreux points. Qui plus est, on est toujours en attente de révélation sur l’origine des Robots géants ayant tué des milliards d’être à travers l’univers.

Côté visuel, ce livre est un chef d’oeuvre. J’avais eu un peu de mal au premier abord avec ce style peinture/aquarelle, mais finalement c’est une vraie réussite artistique. Le style graphique se marie parfaitement avec l’univers et certaines planches sont vraiment magnifiques. Seules une ou deux scènes peuvent paraître brouillonnes et difficilement lisibles.

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Finalement, d’une seule interrogation en tout début de lecture, on voit plusieurs intrigues narratives qui émergent tout au long de l’histoire, mais ayant toutes une source commune, à savoir Tim-21 et ses origines. Les personnages sont intéressants même si on n’en retiendra principalement que 3 (Tim-21, le Dr Quon et le Capitaine Tesla). L’histoire est vraiment bonne et promet un vrai space opera de longue haleine, pourvu que Jeff Lemire (au scénario) et  Dustin Nguyen (au dessin et à la couleur) continuent leurs aventures assez longtemps. Visuellement très jouissif avec ce style bien à lui et parfaitement choisi, je dirai que ce comics fait un quasi sans faute. Enfin, plusieurs pages d’artworks tout aussi réussies sont présentes à la fin du livre, un plaisir pour les yeux et la curiosité. Je ne peux que vivement vous le conseiller, le deuxième tome sortant fin septembre 2016 (normalement), vous avez encore le temps de rattraper votre retard.

Points positifs :

  • Une histoire prenante ;
  • Des personnages intéressants ;
  • Plusieurs intrigues narratives, toutes reliées ;
  • Un style graphique somptueux ;
  • On en a pour son argent (15 € pour 160 pages) ;
  • Une partie artworks très réussie.

Points négatifs :

  • Quelques planches qui manquent de lisibilité ;
  • Plus vite, on veut la suite !

[IMAGES PERSONNELLES]